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Baudets du poitou

 

 

Présentation

L’élevage des baudets du Poitou a débuté chez nous en 1999, avec l’arrivée d’Hirondelle.

Ogham et Jean

C’était alors la réalisation d’un rêve ancien.

En effet, si depuis 1998, les chèvres occupaient notre quotidien, notre attirance allait toujours vers ces grands animaux poilus, à jamais associés à l’histoire de notre région dont ils ont fait la richesse et la renommée.

Nous aimons leur force et leur aspect primitif derrière lesquels se cachent calme, tendresse et équilibre. Ce sont de merveilleux compagnons.

Pour donner un sens à notre passion, nous avons voulu que nos efforts contribuent à la sauvegarde de cette race menacée d’extinction (on ne dénombrait plus que 20 mâles et 24 femelles plus ou moins consanguins en 1977). Nous avons donc fait le choix de n’élever que des animaux inscrits au stud-book de la race.

Celui-ci comporte 2 livres :

Le livre A, qui recense les animaux descendant du cheptel d’origine

Le livre B, ouvert face à la nécessité d’apporter un sang neuf et qui concerne les animaux descendant d’ânesses espagnoles ou portugaises (dont le type était proche du baudet du Poitou), et saillies par des étalons de pure race, dans le cadre d’un programme de croisement d’absorption.

Il nous a semblé aussi indispensable de préserver le capital génétique existant que d’étendre sa diversité. C’est pourquoi nous comptons des animaux inscrits dans chacun de ces livres.

Nous vivons à la ferme, les prés sont contigus à notre maison, il nous est donc aisé de consacrer quotidiennement trois à quatre heures au nourrissage (fourrage, concentrés et compléments) et aux soins courants de nos baudets dont nous assurons également le parage.

La reproduction de nos animaux fait l’objet de tous nos soins :

Nous faisons reproduire nos ânesses en moyenne tous les 2 ans. Elles sont saillies par des étalons approuvés à la monte en race pure appartenant aux Haras Nationaux ou à des élevages privés, choisis en fonction de leur génétique et de leurs caractéristiques physiques, mais aussi de leur caractère, ceci dans le cadre du plan d’accouplement défini par le Parc Interrégional du Marais Poitevin.

Avec Qualif de Ouismes, nous pratiquons la monte en main, tant avec les ânesses "compatibles" de notre troupeau qu’avec les femelles qui nous sont confiées. (tarifs)

Enfin, nous veillons nos ânesses la nuit pour les assister lors des ânonnages. Cela nous permet aussi d’être le premier contact du nouveau-né…

Notre omniprésence trouve à la fois sa justification et sa récompense dans le comportement de nos animaux : ils sont doux, câlins et confiants.

 

Vous decouvrirez nos baudets du Poitou, leurs résultats en concours et bien d'autres photos dans la page "Notre cheptel"

 

 

webgraphie

L’élevage des baudets du Poitou a débuté chez nous en 1999, avec l’arrivée d’Hirondelle. Ogham et Jean C’était alors la réalisation d’un rêve ancien.En effet, si depuis 1998, les chèvres occupaient notre quotidien, notre attirance allait toujours vers ces grands animaux poilus, à jamais associés à l’histoire de notre région dont ils ont fait la richesse et la renommée.Nous aimons leur force et leur aspect primitif derrière lesquels se cachent calme, tendresse et équilibre. Ce sont de merveilleux compagnons.Pour donner un sens à notre passion, nous avons voulu que nos efforts contribuent à la sauvegarde de cette race menacée d’extinction (on ne dénombrait plus que 20 mâles et 24 femelles plus ou moins consanguins en 1977). Nous avons donc fait le choix de n’élever que des animaux inscrits au stud-book de la race.Celui-ci comporte 2 livres :Le livre A, qui recense les animaux descendant du cheptel d’origine Le livre B, ouvert face à la nécessité d’apporter un sang neuf et qui concerne les animaux descendant d’ânesses espagnoles ou portugaises (dont le type était proche du baudet du Poitou), et saillies par des étalons de pure race, dans le cadre d’un programme de croisement d’absorption. Il nous a semblé aussi indispensable de préserver le capital génétique existant que d’étendre sa diversité. C’est pourquoi nous comptons des animaux inscrits dans chacun de ces livres. Nous vivons à la ferme, les prés sont contigus à notre maison, il nous est donc aisé de consacrer quotidiennement trois à quatre heures au nourrissage (fourrage, concentrés et compléments) et aux soins courants de nos baudets dont nous assurons également le parage. La reproduction de nos animaux fait l’objet de tous nos soins : Nous faisons reproduire nos ânesses en moyenne tous les 2 ans. Elles sont saillies par des étalons approuvés à la monte en race pure appartenant aux Haras Nationaux ou à des élevages privés, choisis en fonction de leur génétique et de leurs caractéristiques physiques, mais aussi de leur caractère, ceci dans le cadre du plan d’accouplement défini par le Parc Interrégional du Marais Poitevin.Avec Qualif de Ouismes, nous pratiquons la monte en main, tant avec les ânesses "compatibles" de notre troupeau qu’avec les femelles qui nous sont confiées. (tarifs) Enfin, nous veillons nos ânesses la nuit pour les assister lors des ânonnages. Cela nous permet aussi d’être le premier contact du nouveau-né… Notre omniprésence trouve à la fois sa justification et sa récompense dans le comportement de nos animaux : ils sont doux, câlins et confiants. Vous decouvrirez nos baudets du Poitou, leurs résultats en concours et bien d'autres photos dans la page "Notre cheptel" Elevage de baudets du Poitou tenu par la famille Coppey qui propose à vendre des baudets selectionnés et primés, des saillies d'etalons primés,la pension et ...Vous decouvrirez nos baudets du Poitou, leurs résultats en concours et bien d'autres photos dans la page "Notre cheptel" Le baudet du Poitou est une race d'ânes très ancienne et originaire de l’ouest de la France, dans les départements des Deux-Sèvres, de la Vendée, de la Vienne, de la Charente et de la Charente-Maritime. Il est essentiellement caractérisé par son pelage, d'une longueur peu commune chez un équidé. Le baudet du Poitou est la plus ancienne race d'âne de France puisque des traces formelles existent dès le Moyen Âge et que la tradition rapporte que saint Hilaire, évêque de Poitiers, l'utilisait pour tous ses déplacements2. Le stud-book est ouvert en 1884. Cette race, justement pour sa grande taille, fut surtout utilisée pour la production de mulets, par croisement avec la jument mulassière poitevine. Mais cette activité qui fut florissante jusqu'au XIXe siècle a quasiment disparu. Le baudet du Poitou a failli disparaître de son berceau d'origine après le Seconde Guerre mondiale. En 1977, l'effectif n'y était plus que de 44 têtes répartis dans huit élevages. Il a été sauvé grâce à la création de l'Asinerie nationale du baudet du Poitou à Dampierre-sur-Boutonne (en Charente-Maritime) dans l'ancienne ferme d'un des tout derniers élevages de la race connus dans les années 803,4. Vers 1980 un plan de sauvegarde a été mis en œuvre par les Haras nationaux, avec le concours des éleveurs et du parc interrégional du Marais poitevin. L'effectif total du troupeau de race pure est d'environ 350 têtes. Actuellement, le troupeau se répartit à 90 % en France et 10 % dans le reste du monde (Brésil, Allemagne, Angleterre, Inde). Dans le cheptel français, les deux tiers sont élevés dans le Poitou5. Grâce aux exportations réalisées au début du XXe siècle, le baudet du Poitou est présent dans un certain nombre de pays étrangers, notamment en Allemagne et aux États-Unis. caractéristiques Tête d'un baudet du Poitou C’est un âne de grande taille qui mesure entre 1,40 à 1,50 m au garrot pour les mâles et 1,35 à 1,45 m pour les femelles. Il possède une forte structure osseuse et pèse de 350 à 450 kg. La robe est uniformément bai brun foncé à presque noire, avec le contour des yeux, le nez, le museau argenté bordé d'une auréole rougeâtre. L'encolure est forte, le garrot peu prononcé et le dos droit et long. Son rein est bien attaché et sa croupe est courte. Le ventre et l'intérieur des cuisses sont très clairs. La tête est longue et grosse. Ses oreilles sont bien ouvertes, garnies de poils longs et peuvent être longues de près de 34 cm. Le baudet du Poitou est reconnaissable par ses longs poils qui s'emmêlent en poussant pour former des guenilles. Un baudet du Poitou et une ânesse du Poitou donnent un fedon. Utilisation Autrefois le baudet du Poitou n'était utilisé ni pour l'attelage, ni pour les travaux des champs, mais était quasi exclusivement destiné à la production mulassière.Le baudet du Poitou est aujourd'hui utilisé comme animal de bât ainsi que pour l'attelage1. Il participe aussi chaque année à la fête de l'Âne, ainsi qu'à des concours départementaux et nationaux. Une origine très ancienne et peu connue
Selon Eugène ROLLAND, auteur de la " Faune populaire de la France ", " baudet " dériverait de " baudoin ", nom populaire de l'âne aux XVème et XVIème siècles. La seconde hypothèse est que le terme de baudet serait issu des vocables " balt " ou " baud " du XVIème siècle, signifiant impudique ou plein d'ardeur (RAVENEAU et DAVEZE, 1996). AYRAULT (1867) voit l'origine de ce mot dans le terme " baudis " du vieux français signifiant libertinage. Il est aisé de trouver la relation existant entre ces mots et la fonction essentielle du baudet qui est, comme nous le verrons, la reproduction. Quant à l'origine de l'âne du Poitou, elle reste un mystère. Son existence en tant que race d'âne bien particulière est très mal connue, jusqu'au début du XVIIIème siècle où il est décrit précisément. Certains auteurs le disent originaire de la Gaule ; la civilisation gauloise était très développée et avant même la conquête romaine, l'attelage revêtait une grande importance. Il est de toute façon à peu près sûr que le baudet est issu d'une sélection autochtone, sans doute très ancienne, à partir des animaux de grand format qu'il y avait dans la région. Les noms de lieux faisant référence à l'espèce asine abondent dans la région poitevine. Ainsi, Asnières-en-Poitou est mentionné pour la première fois dans une charte de 966. Des écrits prouvent que l'industrie mulassière était déjà développée et renommée dans le Poitou durant le Moyen Age. Au Xème siècle, un prélat italien du nom de LEON adressait un courrier à GUILLAUME IV, Comte du Poitou (935-994) : " Envoyez-moi une mule magnifique, un mors précieux et un tapis admirable, objets que je vous ais demandé depuis plus de six ans ". La mule était en outre à cette époque la monture presque exclusive des ecclésiastiques et des magistrats.
Une citation du GALLIA CHRISTIANA en date de 1109 nous laisse supposer que c'est un des ancêtres de notre baudet actuel qui portait les bagages de SAINT BERNARD. Un mémoire publié par le conseil du roi en 1717 reste le premier document précis décrivant le baudet du Poitou : " Il se trouve dans le Haut-Poitou des animaux qui sont presque aussi hauts que les grands mulets mais d'une figure différente. Ils ont presque tous le poil long d'un demi-pied sur tout le corps ; les boulets, les jambes et les jarrets presque aussi larges que ceux des chevaux de carrosses. On les tient à l'écurie séparément, dans des espèces de loges, attachés à des chaînes en fer ; on ne les fait sortir que pour saillir les juments… La cherté de ces animaux vient principalement de la difficulté qu'il y a de les élever jusqu'à trois ans, n'y en ayant pas le quart qui arrive à cet âge ; mais aussi, cet âge passé, ils vivent et servent jusqu'à vingt-cinq et trente ans… ils servent par jour huit à dix juments quand ils sont bien engraissés au lieu qu'un étalon n'en peut servir utilement que deux ou trois au plus… Quelques-uns ne veulent point de juments qu'ils n'aient senti une bourrique : ceux-ci ne sont pas si estimés ; on ne leur donne pas de bourrique que toute la monte ne soit finie, parce qu'ils ne voudraient plus servir de cavales ". D'après SAUSSEAU (1925), " si donc le type de ces ânes était déjà aussi nettement caractérisé, c'est que le rameau sélectionné qui lui a donné naissance a dû se détacher de la masse des ânes communs à une époque fort reculée pour en arriver à un tel degré de différenciation ". Cette opinion est partagée, cinquante années plus tard par un autre vétérinaire, P. BONNAUD, pour qui, du point de vue génétique, " il s'agit en effet d'une espèce domestique dont le phénotype et le génotype sont restés invariables depuis au moins mille ans ". C'est sans doute à cette longue lignée d'ancêtres s'étant reproduite sans mésalliance, du fait de son isolement et de la sélection " directionnelle " opérée par les éleveurs, qu'il faut attribuer la persistance des qualités et des défauts de cette race restée immuable au milieu des transformations animales réalisées autour d'elle (AUDIOT, 1977). Le 26 juin 1884, les éleveurs mulassiers mettent en place le stud-book qui consacra la race. Il s'agit du premier du genre et le seul pendant longtemps pour un âne. Ses particularités seront précisées au cours de l'étude. Une tête grosse et longue, des oreilles longues et bien ouvertes, garnies de poils longs. L'encolure forte ; le garrot effacé ; le dos droit et long ; le rein bien détaché ; les hanches peu saillantes ; la croupe courte. Les cuisses longues et musclées ; les épaules droites ; le sternum saillant ; les côtes rondes ; les membres puissants et les articulations larges ; les pieds larges et ouverts, recouverts de poils. La robe bai brun, passant quelquefois au jaunâtre (dans ce cas appelé fougère), avec le pourtour de la bouche, du nez, des yeux, gris argenté bordé d'une auréole rougeâtre. La robe ne doit jamais être rubican (tachetée ou mouchetée), ni porter de bande cruciale ou de raie de mulet (bande noire longeant la ligne dorsale du garrot à la queue). Le dessous du ventre et l'intérieur des cuisses gris clair, sans aller au blanc lavé. L'ânesse est parfois moins chargée de poils ; son bassin et sa croupe sont plus larges que chez le mâle. Taille moyenne du mâle : 1,40 m à 1,50 m.
Taille moyenne de la femelle : 1,35 m à 1,45 m. Les chiffres sont obtenus par compilation de données parfois incomplètes sur un ou plusieurs critères. Les écarts-type n'ont pas été calculés. Pour le docteur-vétérinaire Jacques MOREAU, le sabot est le signe le plus sûr pour reconnaître l'origine d'un baudet. Si un baudet a parmi ses parents ou ses grands-parents un âne de " petite espèce ", il aura presque à coup sûr de petits sabots. Au repos, les oreilles des ânes poitevins ont un port tombant caractéristique de cette race. Cette particularité n'apparaît, en général, pas sur les photographies, car on les rend l'air plus vif en les incitant à redresser leurs oreilles. Le critère le plus spectaculaire, celui qui retient à première vue l'attention du curieux et du spécialiste, c'est sa robe. Critère visuel comme la grosseur et la longueur de la tête, la robe dans sa couleur, la longueur et la disposition des poils a toujours suscité un grand engouement. C'est à cette robe que le baudet doit sa célébrité. Cette fourrure constituée de longs poils bruns frisés et cotonneux se voyait attribuer une importance sans commune mesure avec son utilité. Ces baudets, autrefois très appréciés, étaient nommés " guenilloux " ou " bourailloux ". Mais à la longue, les baudets bourailloux, par les excès même de leur toison exceptionnelle furent moins prisés. Cette grande cape cachait souvent des défauts d'articulation ou des maladies de peau. Ces baudets indiquaient surtout un manque d'hygiène de la part des éleveurs (PHILIPPE, 1987). Le baudet du Poitou : un âne mulassier Le baudet du Poitou a longtemps été considéré inapte à la boucherie, au travail et à la production laitière. Son unique rôle sur l'exploitation était la reproduction. Le baudet peut engendrer deux produits : Un fedon (ânon) par croisement avec une ânesse, Un mulet (ou une mule) par hybridation avec une jument.Il s'agit d'un mulet lorsque le sexe de l'animal est masculin et d'une mule lorsqu'il est féminin. A l'intérieur d'un genre, deux animaux sont de la même espèce si le mâle et la femelle peuvent se reproduire en donnant naissance à des sujets fertiles. Ce n'est pas le cas pour le cheval et l'âne. Le cheval ayant 64 chromosomes et l'âne 62, le résultat du croisement entre une jument et un âne, la mule, en a 63 et est en général stérile. L'origine de cette stérilité est le blocage à la phase primaire de la méiose, du fait du nombre impair de chromosomes.Il en résulte que pour produire des mules et mulets, il faut disposer des représentants des 2 espèces. Et si l'on veut continuer à produire des hybrides de qualité constante, il faut impérativement maintenir la pureté des races utilisées dans chacune des espèces. Bien qu'il soit infécond, le mulet manifeste parfois des ardeurs et des désirs qui le rendent vindicatif et exigent ordinairement la castration vers deux ans pour être plus soumis au travail. Cette opération le rend moins vif. Elle l'amoindrit dans sa force, son adresse et son intelligence. La mule a le pied plus sûr, elle est plus sobre, plus adroite et moins capricieuse. Ainsi, elle est plus appréciée et son prix de vente est supérieur à celui du mulet. Cependant, en raison de cette stérilité et d'utilisations identiques, les termes mules ou mulet sont employés indifféremment pour caractériser la production mulassière. Il faut que cet animal possède bien des qualités pour que les éleveurs aient pris la peine, depuis les temps les plus reculés, de poursuivre ce croisement difficile. Les auteurs de toutes époques indiquent environ cinquante naissances de mules pour cent juments amenées au baudet. Si l'hybridation est aussi possible dans l'autre sens : ânesse-mère X étalon-père, le produit obtenu, appelé " bardot ", est loin d'être aussi intéressant que la mule. Celle-ci hérite en effet du grand format de la mère et de la sobriété, de la rusticité, de l'endurance, de la patience, et de la sûreté du pied de son père. L'éloignement génétique des deux espèces participe à l'obtention des nombreuses qualités de la mule ; l'effet hétérosis permet une extériorisation exacerbée des caractéristiques des deux géniteurs. Une mule consomme 40% moins qu'un cheval et se contente d'une alimentation grossière. La résistance à la chaleur comme au froid, aux maladies et aux longs trajets, a fait également sa réputation. En montagne, son agilité lui permet de se déplacer sur des sentiers de 35 cm quand il en faut 60 pour le cheval. Enfin, une mule peut travailler jusqu'à 25-30 ans. En résumé, la mule est un producteur de force très économique. Le rendement mécanique est beaucoup plus important, à alimentation et poids égaux, que celui fournit par un excellent cheval. Elle montre donc un grand intérêt dans les pays en voie de développement : près de 97% des mulets se trouvent dans ces régions. Les difficultés rencontrées pour obtenir des mulets et des mules ont conduit les éleveurs à sélectionner les ânes et les juments les plus aptes à cette production. Le baudet du Poitou a vite montré son intérêt pour la production de fortes mules car c'est la seule race française d'ânes atteignant une taille suffisante pour que les mâles puissent s'unir à de grosses juments de trait. Les juments utilisées pour la production de mulets sont les juments dites " mulassières du Poitou ". Celles-ci sont issues de juments autochtones et de chevaux flamands importés au XVIème siècle à la demande de HENRI IV et de SULLY pour procéder à l'assainissement et à l'assèchement des marais poitevins. Le Poitou n'est guère un pays d'élevage de chevaux comparativement à d'autres régions. C'est peut-être pour cette raison parmi d'autres que les éleveurs sélectionnèrent leurs juments pour produire des mules. C'est sans doute aussi pourquoi le type du cheval mulassier a été le résultat de nombreux croisements avec d'autres races de chevaux selon le goût des différentes époques. Le syndicat d'amélioration de la production mulassière créé en 1884 définit cette jument comme une des plus fortement charpentée de l'espèce chevaline, avec une poitrine large et profonde, des pattes puissantes aux articulations larges, des sabots larges et bien conformés. La robe est de couleur variée mais les poils sont longs et abondants. Cette jument a une tête forte, plutôt longue avec de grandes oreilles et une crinière fournie. La taille varie entre 1,55 m et 1,65 m. Elle pèse autour de 850 kg à l'âge adulte. C'est parce que les deux races mulassières utilisées sont les plus grandes, chacune dans leur espèce, mais aussi parce qu'elles ont subi une forte pression de sélection pour cette production, que leur hybridation produit des mules et mulets considérés comme les plus forts du monde…
Avec une taille de 1,50 m à 1,70 m au garrot et un poids de 550 à 700 kg, le mulet du Poitou accuse plus de masse et plus de force que les autres mulets élevés en Europe ou en Afrique. Seul le mulet canadien aurait pu le concurrencer du point de vue morphologique mais son mauvais caractère le rend pratiquement inutilisable.
Les mules du Poitou étaient particulièrement recherchées pour porter de lourdes charges sur des parcours difficiles. Ces fruits hybrides de grande qualité ont fait la valeur commerciale du baudet du Poitou. En 1847, une mule de 1,50 m valait 757 F et un cheval, de même taille, 568 F. Une industrie mulassière renommée et ses conséquences : de l'apogée au déclin de l'espèce La production de mules est très ancienne. L'Asie mineure, l'Assyrie, la Syrie puis la Grèce en virent les premiers développements. Elle fut très importante chez les Romains et arriva en France vers le Xème siècle. Est-ce l'invasion arabe refoulée par Charles MARTEL à Poitiers ou bien plutôt la conquête romaine qui a appris aux éleveurs poitevins la pratique de l'hybridation mulassière ? La question reste entière (AUDIOT, 1977). En tout cas, la production mulassière constituait, au XVIIIème et XIXème siècle, une des branches les plus importantes de la fortune agricole de la France. A tel point que l'on parlait, à propos de cet élevage, " d'industrie mulassière ". Les mules du Poitou étaient les plus appréciées de France, d'Europe et sans doute dans le monde (FOURRE, 1996). L'industrie mulassière du Poitou atteint son apogée à la deuxième moitié du XIXème siècle : 50 000 juments sont utilisées chaque année pour fournir 18 000 mules destinées à l'exportation. Elles sont vendues non dressées, juste après le sevrage ou, plus tard, entre 18 et 24 mois, et partent pour le sud de l'Europe (Italie ou Espagne) ou bien sont expédiées par bateau vers l'Inde, l'Argentine, l'Ile Maurice ou l'Algérie. Ce marché est si florissant, que le volume financier consacré à l'importation de chevaux, bœufs, moutons et porcs de toute la France, est compensé par la seule exportation des mules et mulets produits en Poitou ! Très vite, la nécessité d'organiser et de promouvoir cette production se fait sentir. S'inspirant du stud-book créé en Grande Bretagne pour le pur-sang anglais, les éleveurs poitevins décident en 1884 de mettre en place le livre généalogique des animaux mulassiers. Ce livre a deux volets : un pour les chevaux de trait poitevins, l'autre pour les baudets du Poitou.Cependant, seuls 816 baudets et 448 ânesses sont inscrits entre 1884 et 1924. Certes, les effectifs n'ont jamais été très élevés dans cette race (de 800 à 1 500 animaux). Ceci permettait de maîtriser les revenus procurés par le mâle et de garantir la gestion de la population. Mais surtout, les quelques éleveurs privilégiés de baudets ont toujours été très conservateurs et assez réticents vis-à-vis de l'Administration Française. Cette hostilité atteint son paroxysme au XVIIIème siècle, lorsque les Haras, voyant d'un mauvais œil le développement de la mulasserie, ordonnent la castration de tous les baudets. Pour protéger leurs élevages, les quelques centaines d'agriculteurs se sont fatalement repliés sur soi. Le manque d'ouverture sur l'extérieur, la routine et le goût du secret les empêchèrent de faire face aux crises techniques et économiques qui se sont succédées : développement du chemin de fer, mécanisation et crise agricole, transformations des échanges économiques… évolutions qui conduisirent à la baisse de la demande en mules. Les éleveurs trouvèrent au début du XXème siècle un débouché dans l'exportation de baudets. Les baudets sont appréciés comme reproducteurs et améliorateurs des races asines locales. Les pays demandeurs sont des plus divers : Argentine, Chili, Maroc, Suède, Indonésie… Malheureusement, la première guerre mondiale met fin à ce marché. C'est le plus gros coup dur que connurent les éleveurs poitevins. En 1925, il ne reste plus que 268 animaux. Depuis, les effectifs ne cessent de diminuer. Le cheptel a progressivement disparu par dispersion, vieillissement et non-reproduction. Quelques ventes se firent encore à destination des zoos (Mulhouse, Chizé, Munich, … ), du Muséum d'Histoire Naturelle qui achetèrent à partir de 1972 quelques animaux qui furent placés au Jardin des Plantes, à Paris, en tant que " curiosités ". En 1977, Annick AUDIOT, élève ingénieur, ne recense que 44 animaux (20 mâles et 24 femelles) répartis dans 8 élevages. Son mémoire est à l'origine de la mise en place du programme de sauvegarde du baudet du Poitou que nous présenterons au chapitre 4. Durant la grande période de l'industrie mulassière (XVIIIème et XIXème), les effectifs restent stables (environ 1000 animaux). A l'arrivée de la mécanisation, au début du XXème siècle, les effectifs chutent, essentiellement du fait de la baisse de la demande en mules. De plus, les deux guerres mondiales sont fatales à l'élevage du baudet car toute exportation de reproducteurs devient impossible. En 1977, l'alerte est donnée : avec 44 animaux recensés, la race est en voie de disparition. Un programme de sauvegarde commencé au début des années 80 (décrit au chapitre 4) relance l'élevage de baudets. A la fin du XXème siècle, grâce à toutes les actions menées et au grand intérêt du public, l'augmentation des effectifs continue plus ou moins rapidement. Aujourd'hui, il existe 321 animaux de race pure, dont 129 mâles. 119 d'entre eux sont agréés à la monte publique. Localisation Le baudet du Poitou doit sa dénomination à la région qui constituait son berceau de race il y a plus d'un siècle. Pendant la grande période de la mulasserie, l'aire d'extension du baudet couvre une étendue comprenant la moitié sud des Deux-Sèvres, l'ouest de la Vienne, le sud de la Vendée et l'extrême nord de la Charente et de la Charente Maritime. Cette aire de répartition se superpose à la région de production de la mule. Au cours du XXème siècle, la production française s'est centralisée : les meilleurs reproducteurs étaient localisés dans le département des Deux-Sèvres, dans la contrée argilo-calcaire de Melle, d'ailleurs surnommée la " Cité des Baudets ". En outre, les exportations de baudets commencées au début du XXème siècle contribuent à la dispersion des élevages de baudets dans le monde entier. A ce jour, le troupeau, est approximativement réparti comme suit : 1/3 dans le berceau de race, 1/3 dans le reste de la France, 1/3 à l'étranger. Le berceau de race est ici défini comme étant la réunion de 5 départements : la Charente, la Charente-Maritime, les Deux-Sèvres, la Vendée et la Vienne. Les pays détenteurs de baudets agréés à la monte outre la France sont, dans l'ordre d'importance, l'Allemagne, les Etats-Unis, la Suisse, la Grande-Bretagne, la Suède et la Belgique. Conditions d'élevage, bâtiments Seul le mâle ayant une réelle valeur économique, il était particulièrement chouchouté par les éleveurs. Cela atteignit de tels extrêmes, qu'au final, la valeur du baudet du Poitou a nuit à la qualité de ses conditions de vie. Son unique fonction étant la reproduction, le baudet ne sortait que pour saillir une à deux fois par jour, toujours conduit par le palefrenier. Le reste du temps, par peur des maladies infectieuses, il restait cloîtré dans des boxes de 3 mètres sur 2, dans une écurie basse à petites fenêtres dans laquelle l'air ne se renouvelait que lentement et où régnaient constamment une demi-obscurité et la même température. La crainte des éleveurs de perdre des animaux peu nombreux et de grand prix suffit à expliquer pourquoi ces conditions subsistent même de nos jours, peut être au profit de son ampleur corporelle, mais très certainement au détriment de sa rusticité, de sa vigueur et de l'intégrité de ses aplombs (AUDIOT, 1977). Par manque d'exercice, les baudets du Poitou sont encore aujourd'hui très souvent sujets aux problèmes de fourbures et de panardise (défauts d'aplombs) plus ou moins corrigés à l'aide de ferrures. La fourbure se caractérise par une raideur dans les pattes provoquée par des troubles circulatoires et pouvant systématiquement s'accompagner d'un genre de rhumatisme qui devient chronique au point que l'animal ne peut plus avancer. Cela explique pourquoi ils ne peuvent être utilisés pour le bât et l'attelage. Outre ces défauts qui caractérisent malheureusement plus ou moins la race, le baudet du Poitou a également longtemps connu des problèmes d'affections cutanées. Les éleveurs appréciaient les animaux " bourailloux " ou " guenilloux " à poils longs et denses. Jamais pansée et sans aucun soin d'hygiène minimum, cette " robe " cachait très souvent des maladies de peau. Les femelles, elles, ne bénéficiaient pas d'autant d'attention de la part des éleveurs. Dès que les conditions le permettaient, l'ânesse était mise au pré jour et nuit, sans complément alimentaire. Lorsqu'elle était suitée ou pleine, l'ânesse était rentrée la nuit ou restait constamment à l'écurie en cas d'intempérie. Depuis quelques années, les conditions d'élevage s'améliorent. Les écuries deviennent plus spacieuses et plus claires comme il est préconisé pour les chevaux, les mâles ont eux aussi accès aux prairies, les animaux sont plus régulièrement pansés… Ces techniques d'élevages ne sont pas encore courantes dans tous les élevages traditionnels du berceau de race. Elles le deviennent, heureusement, de plus en plus. Elles permettent, en particulier, d'améliorer lentement la qualité des aplombs. Alimentation Les éleveurs prennent aujourd'hui autant soin d'équilibrer la ration de la femelle que celle du mâle. Celle-ci ressemble à celle du cheval en quantité moindre. Elle est tout d'abord constituée de fourrages que le baudet aime rosser, c'est à dire mastiquer durement. L'éleveur apporte, en général, de la paille de blé ou des foins de légumineuses riches en calcium et en phosphore. Ces minéraux limitent le rachitisme auquel les jeunes sont souvent sujets du fait de l'importance relativement grande de leur squelette par rapport à leur poids total. Il faut prévoir 4 à 5 kg de fourrages par jour. Le manque d'exercice, le peu de variété dans le régime alimentaire rendent le baudet exigeant pour la qualité de ses fourrages. Il faut éviter un fourrage trop riche qui pourrait entraîner des problèmes de fourbure. Les aliments concentrés doivent aussi être choisis parmi les moins énergétiques. Avoine et farine d'orge sont apportées en complément à hauteur de 2 ou 3 litres par jour. Les besoins des mâles étant largement plus importants durant les saillies, la ration augmente fortement pendant cette période. L'éleveur doit en outre apporter à ses animaux des compléments minéraux tout au long de l'année. Enfin, l'âne exige une eau d'excellente qualité : elle doit être claire et présentée dans un récipient propre, pour éviter les refus d'abreuvement.Reproduction Mise à la reproduction Mâles et femelles sont mis à la reproduction à l'âge de trois ans afin de ne pas perturber leur croissance qui se termine entre 5 et 6 ans. Il est cependant bon de faire effectuer aux jeunes mâles 2 ou 3 saillies, à l'âge de 2 ans, pour faciliter le dressage par la suite. Chaleurs Les périodes de saillies sont comprises entre mars et fin août. D'après A. AUDIOT (1977), les périodes de meilleure réussite seraient à l'époque de la mise au pré, en avril, et à l'époque de la mue, en juillet. Les ânesses présentent des chaleurs plus ou moins régulières de 3 à 5 jours et espacées de 3 semaines. La détection des chaleurs peut se faire par deux méthodes : La méthode traditionnelle consiste à " faire souffler " l'ânesse par un baudet. Celui-ci est chargé de détecter les chaleurs. La femelle accepte le mâle juste avant l'ovulation et le refuse juste après.
La méthode moderne emploi l'échographie. Le diamètre de l'ovule est mesuré régulièrement. Lorsqu'il atteint la taille de 30 mm environ, la femelle est saillie tous les deux jours jusqu'à détection de l'ovulation par échographie. Saillies des ânesses La monte est pratiquée comme autrefois c'est à dire, dans la grande majorité des cas, en main. Un baudet peut saillir jusqu'à 7 ânesses par jour et 60 par an. Les ânesses n'étaient autrefois menées au baudet qu'à la fin de la saison de monte des juments. En effet, le baudet, ayant pour fonction principale la production de mules, aurait refusé de couvrir des juments s'il avait d'abord sailli des femelles de son espèce. Cette pratique a été abandonnée parce que, d'une part, elle détériorait les résultats de reproduction, et d'autre part, la production de mules est aujourd'hui quasiment nulle. Le taux de fertilité des ânesses est faible : Taux de fertilité vraie = pourcentage d'ânesses fécondées ± 50%, Taux de fertilité apparente = pourcentage d'ânesses qui mettent bas ± 30%. (en raison d'avortement ou de mortalité embryonnaire précoce). En 1998, seulement 12 naissances en race pure ont été enregistrées. Saillies des juments La jument est attachée dans une légère fosse afin d'être à la hauteur du baudet. Le baudet " se prépare " pas très loin, en général au côté d'une ânesse. Il est ensuite rapidement amené à la jument. De nos jours, la production de mule poitevine est très faible : on compte environ 10 naissances par an. Les chevaux de trait mulassiers poitevins ayant également des effectifs limités, les éleveurs ne mènent plus leurs juments au baudet car cela représenterait une année de perdue pour la race. Insémination artificielle Des chercheurs tentent de mettre au point une technique d'insémination artificielle en semence congelée depuis la fin des années 80. L'intérêt de ces recherches est grand, vu la dispersion des baudets sur la surface de notre planète. Cependant, sur ânesse, aucun résultat probant n'a été obtenu à ce jour. Le taux de réussite s'élève seulement à 12% en 1999. L'insémination des juments par de la semence de baudet semble tout de même fonctionner, mais cette pratique ne trouve pas de demandeur à ce jour. Nous reviendrons sur le problème de l'insémination artificielle ultérieurement. Transfert d'embryon Une ânesse, produit d'un transfert d'embryon, est née en 1997. Jacynthe Daalcha étant décédée seulement trois ans après, il faut admettre que ce résultat n'est pas concluant. Il semblerait cependant que les femelles réagissent bien au traitement de superovulation. Elles répondent également bien aux techniques de synchronisation des chaleurs. Contrôle de gestation Le contrôle se fait aujourd'hui par échographie. Il est réalisé 14 jours après la saillie. Mise bas La gestation dure en moyenne 375 jours. Elle peut aller jusqu'à 385 jours. Les mises bas sont assez difficiles et nécessitent la présence humaine. Les éleveurs de baudets du Poitou ont l'habitude d'installer leur lit dans les écuries en période de fin de gestation des ânesses.Les cas de gémellité sont rares et il faut les éviter en raison des grandes difficultés qu'ils engendrent pour la mère et les fedons. Elevage des jeunes La production laitière de l'ânesse satisfait en général les besoins de son petit ou " fedon ". Il est sevré, comme les poulains, entre 6 et 9 mois. Organisation de l'élevage - Le stud-book mulassier (d'après le règlement du stud-book du baudet du Poitou) La gestion du livre généalogique des baudets du Poitou est à la charge de l'Association de la Production Mulassière et Asine. Elle se fait en collaboration avec le Service des Haras, le SIRE, le Parc Interrégional du Marais Poitevin et la SABAUD (association pour la sauvegarde du baudet du Poitou). Ces différents acteurs constituent la commission du stud-book. Le stud-book est divisé en deux livres : le livre A pour les animaux de race pure et le livre B pour les animaux croisés. Seuls les animaux inscrits au stud-book peuvent prendre l'appellation " Baudet du Poitou ". L'inscription peut se faire au titre de l'ascendance ou à titre initial. Inscription au titre de l'ascendance Tous les animaux répondants aux critères suivants sont inscrits automatiquement au stud-book : Les deux parents sont inscrits au stud-book, L'animal a été déclaré au Service des Haras dans les 15 jours suivant la naissance, L'animal a été signalé avant le sevrage par une personne agréée, L'animal a reçu une puce électronique (obligatoire depuis 1993), L'animal possède un typage ADN permettant de confirmer ses ascendants (obligatoire depuis 2000 pour les animaux de race pure), Le nom de l'ânon commence par la lettre officielle définie par les Haras, L'animal est immatriculé et enregistré au fichier SIRE. Tout animal dont les deux parents sont inscrits au livre A est lui aussi au livre A. Tout animal dont la mère est au livre B et le père au livre A est inscrit au livre B. Inscription à titre initial au livre B Ce livre a été créé en 1980 dans le cadre du programme de croisement continu d'absorption (cf. paragraphe 4). Jusqu'à fin 95, des ânesses communes, âgées d'au moins trois ans, pouvaient être inscrites au livre B après présentation à la commission du stud-book qui jugeait de l'intérêt génétique que pourrait porter cette femelle pour la conservation de la race. Les ânesses devaient répondre à quelques critères : le certificat d'origine, la taille, le tour de canon, la robe et les poils, la tête avec les poils, le volume et l'allure…Afin de mieux suivre l'ensemble du troupeau, le livre est aujourd'hui fermé et les seules inscriptions se font au titre de l'ascendance. Inscription à titre initial au livre A Elle sera possible à la fin du programme de croisement continu d'absorption, pour les ânesses de génération F7 agréées par la commission du stud-book. Confirmation à trente mois Mâles et femelles devront être confirmés par la commission du stud-book à partir de l'été 2001. Tous les animaux non-confirmés seront enlevés du stud-book. Admission à la monte publique Depuis 1999, les baudets du Poitou de pure race doivent être agréés par la commission du stud-book afin d'être autorisés à la monte publique. Depuis le 1er janvier 1996, les ânes-étalons croisés ne sont plus admis à la monte sous l'appellation " Baudet du Poitou ". Ils peuvent cependant être utilisés pour la production de mules hors berceau. Concours mulassiers Des concours départementaux ont lieu chaque année à partir du mois de juin. Y sont présentés des chevaux de trait mulassiers et des baudets du Poitou selon plusieurs catégories : purs, croisés, animal de 2 ans, 3 ans, femelles suitées, non suitées… Des plaques sont remises par la commission du stud-book aux meilleurs animaux de chaque groupe. Le concours national réunit à la fin août, les meilleurs animaux des deux races. Il est suivi par une vente. Les primes allouées aux éleveurs de baudets du Poitou Prime de conservation, uniquement pour les animaux de race pure afin d'éviter le départ de tous les jeunes à l'étranger. Elle est cofinancée à parts égales par l'Union Européenne sur fond FEOGA et par le Ministère de l'Agriculture et de la Pêche. Les éleveurs la reçoivent pour un jeune sous la mère de 1 ou 2 ans. Elle s'élève à 1000 F par animal et par an. Prime de concours, pour les purs et les croisés. Il s'agit d'une prime, déterminée par les Haras Nationaux, très variable selon les années et selon la catégorie des animaux présentés. Les plus primés sont les mâles adultes et les femelles suitées. Les têtes de concours sont d'avantage récompensées. En résumé: L'origine du baudet du Poitou est inconnue. On sait cependant que sa réputation était grande dès le XVIIIème siècle grâce aux extraordinaires mules qu'il produit en croisement avec la jument poitevine mulassière. Remarquables par leur format, leur sobriété et leur endurance, ces hybrides trouvaient de nombreux acheteurs à travers le monde. Cette production fructueuse a fait la valeur du baudet du Poitou. La race est d'ailleurs consacrée en 1884 avec la création du premier stud-book asin. Pour préserver leur richesse, les étalonniers de la région de MELLE prenaient garde à ce que leurs ânes restent en stabulation, dans des atmosphères confinées, et ne sortent que pour les saillies. Les conséquences de ces conditions d'élevage sur la santé des baudets se font encore sentir, bien que les éleveurs utilisent aujourd'hui des techniques plus rationnelles. Malheureusement, le développement de la mécanisation et la disparition des débouchés économiques pendant les deux guerres mondiales ont eu raison de cet élevage. En 1977, il ne restait plus que 44 animaux dans le berceau de race. Un programme de sauvegarde a, dès lors, été mis en place.